Au début des années 1990, le neurofeedback se résumait à deux approches opposées : l’entraînement bêta SMR (SensoriMotor Rhythm) pour les troubles déficitaires de l’attention, et l’alpha-thêta pour la transformation personnelle, notamment le sevrage des addictions. Sans standard, les praticiens étaient spécialisés, et les traumatismes émergeants nécessitaient un suivi thérapeutique complémentaire. C’est alors que les docteurs Susan Cheshire Brown (Ph.D.) et Valdeane Brown (Ph.D.) entrent dans le domaine, observant une pulsation à 3 Hz liée aux traumatismes et troubles, qu’ils suppriment systématiquement pour éviter de revivre les événements .
Le modèle à cinq phases (1995)
En 1995, Valdeane Brown développe le « Five Phase Model », exhaustif et sans diagnostic : il intègre les deux approches existantes pour un large éventail de préoccupations. Les clients progressent par étapes stabilisées, avec capteurs fixes sur CZ (sûr, peu d’effets secondaires) : phase 1 SMR yeux ouverts, phase 2 bêta, phase 3 alpha-thêta yeux fermés, phase 4 synchronisation globale (4 canaux si disponible). Susan Brown adopte ce modèle, identifiant d’autres fréquences : 23-38 Hz (« fréquence de l’inquiétude ») à supprimer, 40 Hz à augmenter, et 21 Hz (« fréquence de l’aura ») .
Transition vers un modèle non linéaire et dynamique
Val Brown évolue vers un modèle non linéaire mimant le système nerveux central : inclusion de la latéralisation (loin de CZ pour SMR/bêta, retour à CZ pour vérification). Lors d’une conférence FutureHealth, ils testent l’entraînement bilatéral simultané SMR (droite) et bêta (gauche) via l’encodeur ProComp de Thought Technology, doublant l’efficacité sans déplacer les capteurs. Val présente le « Bracketing dynamique » : alternance rapide de seuils au-dessus/en-dessous d’une cible pour stabiliser les fréquences (augmentation ou inhibition), démontré en live avec succès .
NeuroCare® Pro : approche globale et non médicale
Pour explorer leur pensée non linéaire, les Brown créent NeuroCare® Pro, logiciel d’entraînement cérébral (pas traitement médical). Utilisateurs : « Trainers » (entraîneurs), sessions comme « parcours ». Interface : « Matrix Mirror » (barres colorées par Hz pour surveiller l’EEG), seuils dynamiques en temps réel (ajustables pour éviter surentraînement), feedback musical doux (interruptions brèves). Intégration des 3 étapes en une séance : fusion simultanée de toutes bandes (SMR/bêta, alpha-thêta, 21/40 Hz), auto-équilibrage gauche/droite, élimination bêta bas (15-18 Hz, lié au stress). Suppression : 3 Hz (traumatismes), 5 Hz (réactivité cognitive), 23-38 Hz (inquiétude) .
Innovations techniques clés
Val Brown développe un débruitage adaptatif unique, éliminant artefacts 50/60 Hz pour entraîner hautes fréquences (21/40 Hz) malgré le bruit électrique. Évolution des seuils : de plages larges à algorithme strict (feedback si hors plage exacte), fin de suppression/augmentation explicite et d’entraînement par « états de conscience » – plus de « forçage », résultats rapides sans effets secondaires. Susan Brown crée modes « Zen » : précision du feedback variable (doux → challengeant → doux) pour progresser en difficulté sans états fixes .
NeurOptimal® : automatisation complète avec AutoNav
AutoNav, développement majeur de Val Brown, gère automatiquement niveaux de difficulté en « danse fluide » avec le cerveau (seuils dynamiques + modes Zen). L’entraîneur est libéré pour plusieurs sessions simultanées. NeurOptimal® final : sans diagnostic/évaluation, sûr pour tous, transformateur via auto-organisation du SNC. Référence : récit « A History of NeurOptimal® » de Susan Brown, avec citations comme Brown (1995) sur Lyme et neurofeedback .
